Le prix de l’électricité chute à nouveau à cause des rafales de vent

Les tempêtes subies dans la dernière partie du mois d’octobre ont permis une augmentation significative de la production d’énergies renouvelables, notamment grâce à l’énergie éolienne, qui a fait chuter les prix de l’électricité jusqu’à leurs plus bas niveaux annuels. Ce jeudi, le prix moyen de l’électricité pour les clients au tarif réglementé baissera de 2,4% par rapport à mercredi, à 4,42 euros par mégawattheure (MWh), un nouveau record cette année.

Les données de l’Opérateur du marché ibérique de l’énergie (OMIE) indiquent que par tranches horaires, le prix maximum, de 10 euros/MWh, sera enregistré pendant trois heures – entre 08h00 et 09h00 et entre 19h00 et 21h00. -, tandis que le minimum, de 0,06 euros/MWh, se produira entre 04h00 et 05h00. Ainsi, le « pool » enregistrera un nouveau minimum, après 4,53 euros/MWh ce mercredi, pour une journée jusqu’à présent en 2023. Il faudrait remonter au dernier jour de 2022, où il marquait 2,65 euros/MWh, pour trouver un prix de marché de l’électricité inférieur.

Ces rafales de vent ont ralenti la tendance haussière des prix de l’énergie ces derniers mois. En effet, la moyenne du marché de l’électricité en octobre a clôturé à 90,14 euros/MWh, bien au-dessus du prix que le lulz fixera ce jeudi mais déjà 13% inférieur à la moyenne de 103,34 euros/MWh du mois de septembre.

Au prix moyen du « pool » s’ajouterait une compensation aux compagnies gazières, qui doit être payée par les consommateurs bénéficiaires de la mesure, les consommateurs du tarif réglementé (PVPC) ou ceux qui, bien qu’ils soient dans le marché libre, ils ont un taux indexé, mais il est encore une fois à 0 euro/MWh, une situation qui se répète depuis le 27 février.

La soi-disant « exception ibérique » a été prolongée jusqu’au 31 décembre, suite à l’accord conclu par l’Espagne et le Portugal avec la Commission européenne. Ainsi, il a été prolongé de sept mois, jusqu’à la fin de cette année, et il n’était pas exclu qu’il puisse être prolongé plus longtemps si ledit cadre était également élargi.

Concrètement, l’accord représentait non seulement une extension de l’exception ibérique déjà appliquée, mais impliquait également quelques ajustements pour l’adapter, comme la référence de prix, qui jusqu’alors avait augmenté de cinq euros par mois, et s’est assouplie.

Dans l’accord initial, le prix de référence du gaz susmentionné avait une valeur moyenne de 48,8 euros/MWh : il était de 40 euros/MWh pendant six mois, augmentant ensuite de 5 euros/MWh chaque mois. Il a augmenté de 1,1 euros/MWh depuis avril dernier pour terminer à 65 euros/MWh.

Actuellement, le mécanisme n’a eu aucun effet sur les processus d’appariement marginal sur les marchés de gros depuis fin février en raison de la baisse du prix du gaz naturel en dessous des seuils fixés pour son application, mais, si nécessaire, l’extension permettra maintenir un prix raisonnable, peu dépendant de l’évolution du gaz naturel.

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